LA VIOLENCE SEXUELLE DANS UN CONTEXTE CONJUGAL

La notion de violence sexuelle réfère à tous les actes dont la sexualité, l’identité sexuelle ou l’expression de l’identité sexuelle d’une personne est en cause. Ce type de violence peut être perpétré de façon physique, verbale ou psychologique.

La violence sexuelle réfère aux actions posées ou tentées de nature sexuelle d’une personne sur un autre sans le consentement de celle-ci (Université d’Ottawa, 2018). La violence sexuelle implique également tout ce qui a trait aux fonctions sexuelles, telles que la reproduction, la contraception ainsi que l’accès aux soins gynécologiques (Université d’Ottawa, 2018).

Ce type de violence, bien que très présent chez les femmes victimes de violence conjugale, est souvent le type de violence le moins identifié. La violence sexuelle est difficile à identifier chez les victimes de celle-ci (Moreau, Boucher, Hébert et Lemelin, 2014). Dans une étude publiée en 2014, plusieurs participantes de l’étude affirmaient ne jamais avoir été victimes de violence sexuelle.

Par contre, ces mêmes femmes répondaient par la positive à plusieurs énoncés décrivant une situation où il y a présence de violence sexuelle. Par exemple, les femmes affirmaient qu’elles avaient déjà accepté d’avoir une relation sexuelle avec leur conjoint alors qu’elle ne le désirait pas, mais que celui-ci a grandement insisté (Moreau et al., 2014).

De plus, lorsque la violence sexuelle est perpétrée dans le cadre d’un couple, il est possible que la victime confonde les signes d’agression par des signes d’amour (Krebs, Breiding, Browne, et Warner, 2011). En effet, environ 50 % des femmes victimes de violence conjugale ont également été victimes de violence sexuelle (Boucher, Lemelin et Mcnicoll, 2009).

Lorsqu’il y a présence de violence sexuelle dans un contexte conjugal, la violence a tendance à être plus répétitive. L’étude de Powers et Simpson (2012) propose certaines stratégies afin de prévenir les violences sexuelles. Par exemple, la plupart des femmes interrogées vivant de la violence conjugale affirment que lorsqu’elles tentaient d’éviter la violence sexuelle par des comportements physiques, la violence à leur égard avait tendance à augmenter.

Par contre, en employant des méthodes de protection verbale, la violence avait tendance à ne pas augmenter. Cette même étude ajoute que les femmes, lorsqu’elles prennent conscience du pouvoir qu’elles ont sur le corps, sont plus en mesure de mettre en place des plans de protection contre les violences sexuelles (Powers et Simpson, 2012).

En conclusion, voici des pistes de réflexion afin d’élaborer des plans de protection :

  • Communiquer de façon claire et directe
  • Affirmer verbalement son consentement
  • Communiquer ses limites sexuelles à son/sa partenaire
  • Écouter sa voix intérieure
  • Se donner le droit de dire non
  • Être en pleine conscience de ses émotions