Pas de pause pour la violence conjugale

La Maison d’hébergement Simonne-Monet-Chartrand (MHSMC) souhaite aviser la population qu’elle continue d’accompagner les femmes et les enfants en situation de violence conjugale et familiale.

L’état de confinement avec un conjoint violent dans un contexte de crise où il y a perte de revenu et où l’on contraint les déplacements, ne fait qu’accroitre le niveau de violence et les risques d’incidents. D’ailleurs, on compte actuellement une augmentation de plus de 15 % des appels à la ligne SOS violence conjugale. Toutefois, plusieurs femmes hésitent encore à demander de l’aide, puisque l’agresseur est toujours présent à la maison.

« Les femmes doivent continuer à dénoncer et à prendre action pour sortir de leur situation, malgré la pandémie. Notre ligne d’information, de référence et d’écoute empathique (450 658-9780) est toujours active et il nous reste quelques places en hébergement », a souligné la directrice générale de la MHSMC, madame Hélène Langevin. « Nous avons un protocole strict d’hygiène qui est revu quotidiennement, il n’y a donc aucun danger de contracter le virus ici. » ajoute madame Langevin. Aucun cas n’a été répertorié dans les maisons d’hébergement au Québec. Le protocole d’accueil est également très rigoureux, afin de ne pas compromettre la sécurité des femmes hébergées et celle des travailleuses.

Toute l’équipe de la MHSMC souhaite sensibiliser la population à la grande vulnérabilité dans laquelle ces femmes se retrouvent, à l’année, mais plus particulièrement dans la situation dans laquelle nous vivons actuellement. « Nous demandons aux gens d’ouvrir leurs antennes et de ne pas hésiter à dénoncer au service de police une telle situation dont serait victime une voisine, une amie ou une collègue de travail » ajoute la directrice générale.

Ligne d’information, référence et écoute empathique de la MHSMC : 450 658-9780

SOS violence conjugale : 1 800 363-9010

Urgence : 911